La bataille de Malplaquet.

  La bataille de Malplaquet se déroula à la frontière franco-belge entre les troupes de toutes les nations européennes, dites les Alliés, et celles du Roi de France. Bien que stoppés net à Malplaquet, les Alliés furent déclarés vainqueurs pour avoir conservé le champ de bataille.

  Les pertes se montérent à 12 000 morts et probablement au double de blessés ce qui fit de Malplaquet la bataille la plus sanglante de son siécle.

Les Alliés eutrent 8000 morts et les Français environ la moitié. La disproportion des forces en présence était importante (120 000 Alliés et 80 000 Français). Ceux-ci compensérent leur infériorité numérique en se remparant dans des redans creusés en une journée et deux nuits. Bien protégés, les Français purent ainsi tenir tête efficacement à leurs ennemis. Pourtant les maréchaux français Villars et Boufflers commandaient à une troupe hétéroclite, mal nourrie et mal entrainée.

  La première attaque des Anglo-Saxons eut lieu contre le Bois de Sars, dont les arbres avaient été abattus par les Fançais pour former une protection. Se battant à quatre contre un, les Alliés finirent par traverser les 1km du bois au prix de lourdes pertes mais furent reçus du coté de la Chaussée du Bois par des troupes fraîches qui les renvoyérent à leur point de départ.

  Au même moment, les Hollandais attaquaient l'aile droite française, bien protégée par ses redans et en forte supériorité numérique. Avec un courage remarqué, les Hollandais et les troupes à leur service, n'hésitérent pas à attaquer plusieurs fois sous les ordres du jeune Prince d'Orange. Dans certains de leurs bataillons plus de la moitié des soldats furent tués.

  Au Bois de Sars les Alliés renforcés de troupes fraîches renvoyérent finalement les Français dans leur coin où, vers midi, Villars préparait une contrattaque avec des unités provenant des redans centraux. C'est à ce moment là qu'il fut griévement blessé au genou.

  L'attaque fut remise et vers 14 heures, à gauche, les Français regroupés, commencérent à se retirer.

  Pendant ce temps là, Marlborough et le Prince Eugéne, les chefs alliés, voyant les redans du centre sans troupes, les firent occuper et donnérent l'ordre à leur cavalerie de les traverser et de rencontrer la cavalerie française impatiente d'en découdre. Les charges tournaient en faveur des Français mais se terminaient toujours contre l'artillerie anglaise qui occupait les redans. Aprés 6 charges Boufflers donna l'ordre de repli.

  La droite française qui depuis le matin avait l'impression d'avoir remporté la bataille reçut les ultimes attaques hollandaises non sans que certains régiments français ne cédent. La droite se retira à son tour.

  Les troupes alliées trop fatiguées par les efforts qu'elles avaient faites depuis le matin ne purent poursuivre.

  Suite à cette défaite, Villars qui avait stoppé l'invasion programmée de la France devint un héros national.

  Malbrouk au sommet de sa gloire au matin du 11 septembre commença de ce jour une lente descente aux enfers, acquis le surnom de "Boucher de Malplaquet" et perdit progressivement de son importance.

 MALPLAQUET 11 septembre 1709 

Vous voyez une version text de ce site.

Pour voir la vrai version complète, merci d'installer Adobe Flash Player et assurez-vous que JavaScript est activé sur votre navigateur.

Besoin d'aide ? vérifier la conditions requises.

Installer Flash Player